-petites rêveries : mwahaha, mais je ne t'ai pas passé la suite ô miss sous-douée x)
-yuki-san 666 : la voilààà
-charlie (où es-tu ? /quel humour pourri/) : je sais que c'est nul, mais c'est la seule solution que j'ai trouvé pour avoir des avis et donc m'améliorer.
-emy : *p* je veux liiiiiire ce que tu écris
(l)-mimi : je vais te raconter toute ma vie, malheureusement, tu as posté la mauvaise question :
J'ai commencé à écrire vers sept ans, avec des petites histoires dont les personnages principaux étaient 4 enfants (comme quoi ce chiffre me hante) avec les doux noms (hem) de Lila, Myosotis, Peter et Edward. Ce n'était pas terriblement bien écrit menfin c'était un début...
Je m'y suis remise "sérieusement" vers dix ans, avec ma découverte des fanfictions : si j'en avais déjà écrite par le passé, c'était sans m'en rendre compte. J'écrivis donc une histoire dont le premier chapitre faisait deux lignes, et dont le titre était "L'enfance d'Hermione", fanfiction donc sur harry potter. Le personnage principal se nommait Lisa-elle jouait une cousine lointaine d'Hermione. J'eus mes premières critiques, assez mitigés (en même temps, juger sur deux lignes ne devaient pas êtré évident !) dont l'une de Ztubéfix, toujours sur poudlard.org.
Je continuais de nombreuses fanfictions sur Harry Potter, lorsque j'en lu une magnifique : "Vie d'une ombre" d'une certaine Mystery. Cette fic fut une révélation pour moi, (si vous voulez la lire :
Vie d'une ombre, vous pouvez vous connecter sous prudy weasley, mot de passe azert, j'écrivis ensuite la fic qui me caractérisa : Soeur de sang.
Ensuite, diverses fictions jusqu'à écrire "Pour toi je vais enfin mourir" brouillon de ce qui devint Macabre Douceur.
***
« Ses parents dirigent le grand centre commercial à la sortie de la ville, le seul du coin d'ailleurs. Il est donc plutôt, hum, riche, et comme il est beau gosse- ce n'est pas moi qui le dit- il a pleins de filles à ses pieds. Mais, c'est Lisa qui l'a attrapée.
-Ce n'était pas une chasse, remarqua Lisa, les yeux dans le vague.
-Mais j'aurais pu tomber sur pire chasseresse, ajouta Valentin, regardant sa copine avec des yeux amoureux. Il voulut l'embrasser, mais s'arrêta net, sans que je sache pourquoi : peut-être parce que je les scrutais avec un peu trop d'insistance. En tout cas, Eri...
-... bienvenue à Cerf Le Vigneron ! terminâmes-nous en ch½ur, Alexandre, Lisa et moi. Nous rîmes tous ensemble, tandis que notre professeur quémandait à la classe un silence absolu pendant qu'elle terminait de remplir les innombrables papiers qu'elle avait sur sa table.
J'appréciais chaque minute qui passait, étant plus à l'aise que jamais je ne l'avais été à un endroit. Mes problèmes s'envolaient, et mes peurs concernant les nouveaux amis que j'avais à me faire cessèrent. Même si je devinais que ce ne serait pas si facile- j'avais une tendance à lasser les personnes autour de moi, au bout d'un moment- il fallait que je me réjouisse du moment présent, pas encore de regretter un passé.
« Bah alors, Eri, c'est quoi cette tête ? dans la vie, faut rigoler ! clama Alexandre, si fort que toute la classe l'entendit. Dont ma prof, qui se retourna aussitôt.
« M. Dorise, le moment n'est pas à l'amusement : je vous prierais de vous concentrer sur ce que je raconte, plutôt que d'essayer de séduire notre nouvelle arrivante. »
Je rosis, et nombreux firent les rires qui firent échos à ses paroles ce que je n'appréciais pas forcément. Cela ne semblait pas déranger Alexandre, qui se mit à s'esclaffer aussi, comme si tout cela n'était pas que badinerie.
« It's so funny ! continua Alexandre comme si de rien n'était. Bien, on commence tous les quatre ? on sortira plus vite !
-Commencer quoi ? fis-je, surprise.
-Aller chercher les livres. La prof va nous demander qui veut commencer, tout le monde va se précipiter, mais comme ON est plus intelligents, il faut qu'on se débrouille pour passer en premier.
-Quelle mission, ironisa Valentin, en empruntant l'éventail en papier que Lisa venait de fabriquer. Mais comme tu voudras, chef.
Lâchant à terre l'éventail, Valentin leva aussitôt le doigt comme un bon élève de primaire. Je ne comprenais comment il allait se débrouiller pour que nous allions prendre nos bouquins avant tous les autres, mais apparemment, il avait sa petite idée.
« Oui, M Lempicka ?
-Je pensais distribuer les fiches pendant que vous finissiez vos papiers, cela permettrait à vous et à la classe de gagner du temps, n'est-ce pas ? »
Mme De Caron le contempla une minute, et je croisais les doigts pour qu'elle ne lâche pas son courroux à la mine dévastatrice sur lui, mais l'idée devait la séduire puisqu'elle accepta de bonne grâce.
« Bonne idée, d'ailleurs, vous n'avez qu'à passer et remplir les fiches là-bas, vous, le groupe de six... » elle nous désigna du doigt.
Nous ne nous fîmes pas attendre, nous nous levâmes, en rythme s'il vous plaît, en avant, marche, vers la bibliothèque du lycée. Même si je ne savais pas où elle se situait...
Nous sortîmes des bâtiments, pour nous retrouver dans la cour, grande au demeurant, mais je n'avais pas le temps de m'y attarder davantage, car nous descendîmes un escalier pour nous retrouver au sous-sol et dans la bibliothèque, de surcroît.
« Bonjour, vous avez besoin...
-Oui, nous sommes envoyés pour récupérer nos livres scolaires, coupa un membre de notre groupe, un de deux seuls que je ne connaissais pas.
-Je vois... vous êtes en ?
-1ere ES deux, sans option. »
Elle nous tendit un petit formulaire à remplir, par de simples « bon état- abîmé- aucun problème »- sur la condition physique de nos ouvrages, et tandis que nous le remplissions en bonne et due forme, elle alla chercher un paquet de livres dans la remise derrière elle.
« Vous êtes la première classe qui arrive, vous arrivez bien tôt, ce n'est pas le cas d'habitude.
-Les autres personnes ne vont pas tarder à arriver », fit Alexandre en contemplant d'un air passionné le mur vierge de toute peinture ou décoration. Je ne saisis pas le motif de cette intervention, puisque le seul son que la bibliothécaire émit, fut un petit soupir de lassitude. Au moins n'étais je pas la seule à ne pas comprendre.
Je remis ma fiche, et, à deux mains, soulevais la pile de livres qui s'avéra être plus lourde que je ne le craignais, du moins pour mes faibles muscles. Lisa me considéra d'un air désolée, je ne me demandais même pas pourquoi : je devais avoir l'apparence d'une de ces fourmis, qui soulèvent des masses de deux fois son poids.
Je n'attendis pas les autres, et chacun d'entre eux fit heureusement de même- pas que nous nous détestions si cordialement que nous ne voulions pas de la compagnie des uns et des autres, simplement nous n'avions pas de temps à perdre, lorsque la masse transportée tendait à s'écrouler à chaque instant qui passait.
Arrivée devant la porte, j'hésitais à frapper d'un coup de pied, plutôt qu'avec la main, mais je devinais que Mme de Caron ne risquait pas d'apprécier : du coup, il me fallut d'une seule main, tenir mes livres, et de l'autre frapper. Tâche qui s'averra plus difficile que prévu. J'aurais pu néanmoins m'en sortir si mon lacet n'avait pas été défait, mais ce n'était pas le cas, je me prenais donc les pieds dedans, et laissais tomber ma pile... sur les pieds de ma professeur.
Elle eut un regard haineux, surtout lorsque les élèves de ma classe, constatant l'évènement, se mirent à ricaner de tant d'insolence. Elle se pinça les lèvres, fronça les sourcils, tandis que je pressentais que la sentence tomberait aussi sec : mais elle n'eut aucun commentaire, ce qui devait, j'imagine, être pire.
Je ramassais mes affaires de terre, et allais me rasseoir à ma place rapidement, soupçonnant pire si j'étais restée de marbre.
Lisa et mes nouveaux amis arrivèrent peu de temps après, au courant de mon « exploit » par des témoins de l'incident, et je crus qu'ils ne me demanderaient aucune précision, lorsque, la timide fille que n'était à mon avis finalement pas Lisa me glissa à l'oreille :
« Bravo. Personne ici n'a jamais osé écraser les pieds de Mme De Caron, surtout le premier jour. »
Je compris alors que ma nouvelle mission serait de contrer mon anormalité pour survivre dans mon nouveau lycée.
Nous sortîmes au final en même temps que nos congénères, Mme De Caron n'ayant prétendument pas l'autorisation de nous lâcher plus tôt. Je suspectais une petite revanche de sa part pour mon affront devant autrui ; cependant, je n'avais aucune critique à faire, puisque étant l'élève, c'était moi qui étais forcément en tort.
Je quittais mes nouveaux camarades avec peine, regrettant que cette journée ne fisse pas plus longue : peut-être demain, les mauvaises pensées à mon égard reprendraient le dessus ? mais, c'était un autre jour, différent, et j'aurais à vaincre encore et encore ma haine général envers l'humanité- et aussi, un peu, ma grande timidité.
Je quittais l'établissement avec hâte, au côté d'Alexandre dont le vélo était non loin du mien : nous allions par le même chemin, ce dont je m'apercevais avec joie. Nous nous fîmes un rapide salut, mais ne poursuivions pas le trajet ensemble : il allait à plus vive allure que moi.
Il me fallait vingt minutes pour rejoindre ma maison, et cela me parut une éternité : il me fallait, comme une plante a besoin d'eau, un peu de solitude : durant les trois mois de vacances, j'avais été seule, le retour à la civilisation avait été brutal. Durant ce laps de temps, je songeais à Alexandre : c'était idiot, mais parfaitement compréhensible. Il était facile d'accès, gentil et à première vue, plutôt intelligent. Et ses yeux étaient magnifiques.
Je n'étais sûrement pas la seule à profiter de ses qualités, il devait forcément être très populaire : quiconque possède cette attitude là l'est forcément, surtout si en plus on n'est pas laid. Moi, je combinais toute sorte de défaut, dont la banalité extrême : mais même pas la joliesse propre aux adolescentes de mon âge, simplement, j'étais on ne peut plus normal. Petite, mais pas trop, les cheveux châtains-ondulés, s'il vous plaît !- mince comme la majorité des femmes de notre beau pays, pas de lunettes ni de boutons réellement apparents, tel était mon apparence physique, qui collait à mon caractère. Seuls mes yeux, dont on m'avait quelquefois fait l'éloge, m'apparaissaient mieux que le reste : d'un bleu sombre au demeurant, mais qui changeait de couleur selon mes émotions. Et parfaitement surprenant.
J'appuyais sur le frein à main, et m'arrêtais devant chez moi, en douceur : j'étais arrivée. Je respirais de n'avoir, au choix (rayer la mention inutile) eu :
Une collision avec une voiture- une selle dévissée- mes freins qui ne fonctionnaient plus- la pluie en trombe- la foudre, etc., etc., etc. ... étant une vraie as du vélocipède. Je posais mon engin et cherchais rapidement mes clefs dans mon sac : elles n'y étaient nulle part ! je commençais à paniquer, moi, la stressée de nature, lorsque je les retrouvais tout au fond. Je les tirais, manquant de crier « victoire », lorsqu'un papier, de taille réduite, tomba en même temps. Je m'apprêtais à le jeter devant chez moi-il n'était vraiment pas grand- mais des inscriptions écrites à la va-vite m'intriguèrent : ce n'était pas mon écriture.
Je tournais et retournais la feuille, les mains tremblantes, ne saisissant pas l'origine de ces insultes. « Casse toi ! On veut pas de toi connasse » ne me semblait pas l'accueil le plus chaleureux que l'on m'eut fait jusque là. Les larmes me montèrent aux yeux, ayant une tendance parfaitement pathétique de pleurer pour exprimer mes émotions :joie, colère, tristesse bien sûr, tout y passait. Je soupçonnais le groupe étrange dont Alexandre m'avait conseillé de me méfier, mais je doutais, puisque je ne les connaissais ni d'Eve ni d'Adam ; c'étaient cependant les seuls de ma classe qui avaient la tête de l'emploi.
Je savais que mes fondements étaient uniquement basés sur des apparences, mais eux, ils n'avaient pas attendu pour me critiquer sans raison aucune. Aucun n'avait de raison particulière de m'en vouloir à ce point pour m'envoyer une telle missive...
A force de réflexion, j'étais restée sur le pas de la porte, droite comme un I.
Je me secouais et ouvrais la porte, laissant mon sac à l'entrée, m'affalais dans le canapé où je restais le temps de hurler, comme cela, pour avoir paniqué toute la journée pour quelque chose qui n'en valait pas la peine.
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